Je vous écœure. Vous ne pensez qu’à me radier de ce monde.

Votre vocabulaire est trop pauvre pour qualifier mes ignominies.

Tous les êtres de mon espèce, vous voulez tant les voir crever, agonisant, le long de la route.

 

Pourtant, je ne suis ni faible, ni si différent de vous.

Dans vos vengeances, jugements, mépris, indifférences, humiliations, nous avons nos petits points communs.

 

Vous me croyez ignoble ?

Avez-vous vu ce que vous faites au nom de la justice ?

J’ai voulu me relever. Je voulais croire en mon retour respectable.

J’ai rencontré vos insultes, vos avis « bien justes » et catégoriques sur la nature de qui je semble être.

 

Vous me jugez avec tant d’assurance, tant de « sagesse ».

Si vous saviez…

Si vous saviez les ouragans que je vis.

Je ne peux avoir la volonté « d’être un chic type ».

 

C’est le désordre en mon esprit.

Je ne connais aucun moyen de remonter la pente.

Et de toute façon, le pourrais-je ?

 

La peur, l’angoisse, la rage, le dépit, le gouffre en moi, sont ma camisole.

Pourrais-je seulement me relever ?

Je ne sais pas où trouver de l’aide.

Qui voudra m’écouter et essayer de me comprendre ?

 

Je ne porte que douleur, angoisse, dépit.

Je suis si morcelé, qu’il me semble être fait de poussières.

 

Vous essayerez peut-être de m’aider. Quelques rares perles de votre espèce.prisonnier enchaine

 

J’aurai du mal à vous croire.

Déjà que je me sais coupable des crimes infâme auxquels j’ai contribué.

Mon grand juge est moi-même.

Je porte à la fois des impulsions terribles de rejets, des impulsions criminelles, odieuses, et sauvages.

 

Je sais ce que j’ai fait. Je suis certain de ne pas pouvoir être parmi vous.

Comment pourrais-je me relever après, après … ce que fut ma vie ?

 

Je suis responsable de qui je suis.

Je sais.

Et je voudrai disparaître.

Je n’en ai pas la force.

Et je voudrai partager ma douleur au monde.

Qu’il sache.

Qu’il sache que je ne suis pas un démon sortit des enfers.

 

Qu’il reconnaisse un jour mes plaies.

Qu’il reconnaisse, qu’il reconnaisse…

Et qu’il m’aide, qu’il m’aide….Moyenne

Je me sens si … si …. Si rien, si vide, et tellement responsable.

 

Ne me jugez plus, aidez-moi.

Ne vous fiez pas à mes paroles.

Je porte tellement de rancœur à exprimer, pour diminuer l’intense pression que je vis.

Je sais que je mettrai du temps pour… pour… pour pouvoir sourire à mon reflet.

 

Mais aidez-moi. Je me sens si seul dans cet Univers si terrible, dans cet Univers de carnage.

 

Je vous parais si dur.

Pourtant si vous saviez, je suis loin d’être insensible.

Je demande juste… que l’on comprenne et reconnaisse ma souffrance, et mon Egarement dans la compréhension de la vie.


Auteur Rose Bretellia

 

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