Sur le chemin de l’inconscience, vers le chemin de la conscience, je ne reconnaissais absolument pas mon ignorance.

Au contraire même, je portais « ma sagesse » en étendard, en médaille.

 

Et cela me paraissait juste, adapté, normal.

En vérité, j’avais peur.

 

Peur que mes certitudes, mes repères soient bousculés.

Voilà la raison de l’apparence clinquante de mon ancienne « sagesse ».

 

Je me disais « En affirmant avec conviction ce que je sais, autrui ne pensera pas à contredire. Donc je convaincrais autrui. »

Quelle impasse !

 

Avec l’expérience, je comprends que plus nous sommes dans l’acceptation, l’accueil confiant et serein du dialogue pour des idées, plus nous adoptons un comportement sage, sensé, éclairé.

 

Moi qui croyais qu’être sage était « avoir réponse à tout presque toujours ». Peut-être qu’être sage est bien loin de cela.

 

Assurément, être sage, n’est pas être une encyclopédie vivante.

Mais plutôt vivre avec compassion, empathie, écoute, respect.

Ainsi, être sage n’est pas être un « connaissant ».

Mais plutôt, c’est choisir l’Amour pour chacun de ses choix.

 

Voilà où ça ne tournait pas rond chez moi.

Je savais, j’étais cultivée… et pourtant l’Amour et la douceur n’étaient pas vraiment là.

Mon désir oppressant était de montrer que je savais.

 

Montrer que je savais… pour que l’on ne m’interroge pas sur tout ce que j’ignorais.

Pour que les spots soient braqués sur mes paroles « brillantes ».

Et que l’on oublie mes zones d’ombres, que l’on oublie mes doutes, mes mille et une questions sans réponse.

 

Mais je comprends désormais.chute eau rivière

Les « sachant », et les « ignorant », ne sont que des qualificatifs, pour mieux nous séparer et bloquer les dialogues.

 

Quand je ne me soucie plus de me montrer « sachant », ou « ignorante », je suis prête à être naturellement moi-même.

 

Je suis prête à exprimer mes contrastes, ma riche diversité, mes ombres qui s’entremêlent à la Lumière, et qui forment cette réalité, superbe et terrible.Grande

Au temps des « je sais », au temps des « tais-toi, je connais », j’étais fermée dans mes connaissances.

Les informations ne circulaient pas naturellement, pas spontanément, pas avec douceur et empathie.

 

Au temps des « je pense connaître la réponse. Exprime toi tout de même, qu’en penses-tu ? Peut-être me fera découvrir des idées capitales que j’ai négligé. »

A ce temps, je découvre des idées sensées et justes, que je n’osais pas explorer.

 

Au temps de ma prétention commune des « je n’ai pas besoin d’en savoir plus », en ce temps, je me souviens de toutes les mains tendues pour m’aider à voir plus large, à voir plus authentique.

Mains tendues qui étaient alors comiques pour moi.

Pourquoi creuser alors que je savais déjà ?

 

Bilan :

Sortir de l’inconscience se fait en choisissant d’Aimer, en choisissant de remettre en question ce que nous avons toujours cru vrai et authentique.

Sortir de l’inconscience n’est pas une petite balade digestive.

C’est un vrai trek (trek = grande randonnée).

 

Quand tu commences à t’inquiéter de voir tes convictions « attaquées » par d’autres avis, c’est que quelque part, tu sais déjà en toi-même que les bases de tes convictions sont incertaines.

 

Etre en colère pour défendre ses convictions, n’est pas manifestation de servir ses valeurs.

Cela exprime plutôt notre peur d’être contredit, et la peur d’être ignoré, rejeté.

 


Auteur Rose Bretellia

Quand vous mélangez les lettres de « Rose Bretellia », vous obtenez « Oser la liberté ».

 

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